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Munshausen (LU), 08/07/2006: église, Vierge à l'Enfant.




Sainte Marie, mère de Dieu


La Très Sainte Vierge Marie occupe une place toute particulière dans la communion des saints, tout d'abord parce qu'elle est l'Immaculée Conception, préservée du péché, en vue d'être associée à l'oeuvre de la Rédemption, elle qui permit l'Incarnation du Fils de Dieu, qui deviendra son propre fils, de par son humble assentiment donné à l'Ange de l'Annonciation. Dès le début de la vie publique de Jésus, elle commença sa mission d'intercession en provoquant le premier signe du Christ, aux noces de Cana, lui disant simplement: « Ils n'ont plus de vin » (Jean II, 3). Au pied de la croix, lorsque Jésus la présente au disciple qu'il aimait: « Voici ta mère » (Jean XIX, 27), elle devient la figure parfaite de l'Église et la mère spirituelle de tous les croyants, puisque Dieu a fait de Jésus l'aîné d'une multitude de frères (Romains VIII, 29). Par son Assomption, elle participe déjà à la gloire du Ressuscité et devient signe d'espérance de notre propre résurrection. Reine du Ciel, elle y demeure comme médiatrice de la grâce divine.



Merkholtz (LU), 17/07/2006: église, Vierge à l'Enfant.



Depuis mon enfance, la Mère de Dieu a toujours exercé un rôle privilégié dans ma vie. A l'âge de huit ans, je fis ma première communion à Lourdes. Je retournai ensuite à cinq ou six reprises dans la cité natale de sainte Bernadette, où, dans une paix profonde, je découvris à chaque fois quelque chose de la réalité ecclésiale. Adepte du chapelet quotidien, la prière séculaire du pauvre, qui permet de méditer les grands mystères de la vie du Christ, j'ai fréquenté bien d'autres lieux de pèlerinage marial, dont la maison-mère des Filles de la Charité, sise rue du Bac à Paris. Alors même que j'avais perdu la foi, la Providence me conduisit à trouver un logement à Beauraing, où je vécus six années durant, et où, justement, je me convertis en 1997, près de la Vierge au coeur d'or. C'est à cette époque que ma soeur Dominique me fit découvrir le Mouvement marial et son pèlerinage annuel du premier mai à Banneux, lieu où se manifesta la Vierge des Pauvres.



Mont-Saint-Martin (Bovigny), 21/04/2007: chapelle Notre-Dame des Malades.




Le Mouvement marial est une association privée de fidèles, fondée le 16 juillet 1984, dans le diocèse de Malines-Bruxelles, et dont la finalité est, selon ses statuts, de développer, au sein de l'Église, « une spiritualité mariale et un souci d'évangélisation qui se porte, d'une manière privilégiée, vers les jeunes ». Il se caractérise par un climat de simplicité, de prière, de partage fraternel et de respect mutuel, chaque membre y étant accueilli avec ses pauvretés, sans jamais se sentir jugé par autrui. Il propose, à ses membres qui le désirent, d'effectuer une démarche particulière de consécration à Jésus par Marie, que j'accomplis moi-même à Banneux le premier mai 2001, en prononçant, publiquement et dans les larmes (car je venais d'entrer en dépression quelques semaines auparavant), la prière suivante:


« Seigneur Jésus, mon Sauveur et mon Dieu qui, depuis mon baptême, m'appelles à ressusciter avec toi, je voudrais aujourd'hui me consacrer à toi par les mains de Marie, ta mère et notre mère, la Vierge des pauvres, si étroitement associée à ton oeuvre de salut et à ton Amour miséricordieux.

Sainte Vierge Marie, je voudrais aujourd'hui t'accueillir:

En cette occasion, je voudrais tout spécialement te confier, à toi, la Vierge Marie médiatrice qui intercèdes auprès de ton Fils:

Enfin, je voudrais faire miennes ces quelques paroles de saint Bernard qui disent, bien mieux que je ne pourrais le faire, la place que, toi, la Reine des Cieux, tu occupes dans ma vie:

« Ô toi qui te sens, loin de la terre ferme, emporté sur les flots de ce monde au milieu des orages et des tempêtes, ne quitte pas des yeux la lumière de cet astre qu'est Marie. Si les vents des tentations s'élèvent, si tu viens heurter les rochers des tribulations, regarde l'étoile, invoque Marie. Si tu es ballotté par les flots de l'orgueil, regarde l'étoile, invoque Marie. Si les désirs impurs secouent la petite barque de ton âme, regarde Marie. Si, troublé par l'énormité de tes crimes, confondu par la malpropreté de ta conscience, glacé d'effroi à la pensée du Jugement, tu commences à être englouti par le gouffre de la tristesse, par l'abîme du désespoir, pense à Marie. Dans les périls, dans les angoisses, dans le doute, pense à Marie, invoque Marie. Si tu la suis, tu ne dévies pas. Si tu la pries, tu ne désespères pas. Si elle te protège, tu ne crains rien. Si elle te conduit, tu parviens au but. » Amen! ».



Beho, 19/08/2006: église, autel Notre-Dame des Sept douleurs.



Nul doute que Marie fut ainsi ma discrète compagne de route tout au long de ma dépression, veillant sans cesse sur moi, et que sa douce présence maternelle me fut du plus grand réconfort. Et lorsque, chaque premier mai, je retourne à Banneux avec le Mouvement marial, je rends grâce au Seigneur pour tout ce chemin qu'Il m'a donné de parcourir, en compagnie de sa Mère. Ainsi, avec elle, au rythme des cloches sonnant régulièrement les Angelus, trois fois le jour, et à travers la succession des Ave Maria égrenés sur nos chapelets, nous nous acheminons, en toute confiance, vers cette heure de notre mort, où elle priera tout spécialement son Divin Fils, afin que nous entrions aussitôt dans la gloire de la résurrection.



Beho, 19/08/2006: église, Piéta.



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