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Beho, 19/08/2006: tunnel.




POÈME




L’ACCOMPAGNEMENT COMME LIEU DE PASSAGE ET DE TRAVERSÉE



L’accompagnateur et passeur en Christ pour une Pâques toujours nouvelle.


Passage du contrôle à l’abandon. Traversée de Ninive, lieu des colères du prophète, jusqu’au pays donné en héritage. Passage de l'Égypte, terre d’angoisse et de contraintes, au Pays de soi-même.


Traversée, du sentiment d’indignité à la véritable différenciation des enfants de Dieu.

De la déportation, de l’éparpillement jusqu’à vivre l’instant présent.

De l’errance de Caïn à celle du fils prodigue et de bien d’autres cousins bibliques aux mains du Père. Passage.


Traversée, de la confusion à la Communion. De l’égoïsme au don de soi.

Des culpabilités, vraies ou fausses, aux pardons recueillis comme bouquets de tendresses. De démissions en missions de médiation. Passages.


Du « Nous » cancérigène, en passant par le « On » névrotique, jusqu’au « Je » divin, des gués, des ponts, des portes, des passages… De pas en passes, de renoncements en abandons par le Nom reçu dans l’ouverture à la Providence.

Passage.


Traversée, de la plainte à la complainte qui finit par se faire louange, action de grâce.

De la parole qui humilie à celles qui guérissent. Passages.


Traversée, de l’humiliation à la conquête de la maturité. De l’aliénation, de la possession, de l’infestation à la dépossession. Passage.

Du repli sur soi, centré sur lui-même, à l'ouverture à l'autre, centré en Dieu.

De l’épreuve à la preuve de la guérison; « Le moi s’éveille par la grâce du toi », écrit Bachelard.


Traversée, d’une passivité mortifère à l’action de sa propre vie. De la victimologie à la pleine responsabilité. Du sentiment d’infériorité au courage d’être debout. Passages.


Passage, de l’esprit de mort, des états d’esprit, des pulsions autodestructrices à l’émergence et à l’émerveillement d’un Vrai Moi reconquis. Délivrance!


Des sempiternels sabotages aux réalisations joyeuses et paisibles, passages, de désert en désert et de mer en mer.

Du vieil homme à l’Homme Nouveau, de réconciliation en réconciliation. Passages.


Voyages, des utopies, fuites, régressions et autres balbutiements, jusqu’à l’accueil de l’imprévu dans sa vie. De la paranoïa à la métanoïa. D’inhibitions en initiatives. Traversées.

Des résistances aux vraies motivations. Des dysfonctionnements divers à l’harmonie retrouvée. Passages de passage.

Du prozac aux projets épurés (par) de Dieu comme rencontre de deux désirs.

Passages.

Du sentiment d’envahissement à l’altérité. Traversée.


Des croyances à une foi adulte, du jugement à la Miséricorde, passages.

Des compensations à l’équilibre. Des ténèbres à la lumière, de l’imaginaire au Réel.

De l’incapacité d’être aux actes de foi. Passages.


De la déprime, la haine de soi, la rébellion, à la prime et au courage d’être SOI.

Dans le mouvement trinitaire. Des fractures de l’âme à la défragmentation de l’Être. Des voies, des passages.


Du profane au sacré, de la dépendance à l’autonomie retrouvée, des chemins de passage… Jamais d’impasse avec Dieu, rien que des invitations, des visitations, des révélations, des passages et des traversées.


Roland REUMOND, juillet 2007.



Igel (DE), 02/07/2006: la Moselle.





POSTFACE



C’est à travers les événements, les plaies vives et les souffrances que l’on peut découvrir, tel un dévoilement, le vrai visage de Dieu, ce Père de Miséricorde et d’Amour, et comme en miroir de notre propre visage, car, dans ce vis-à-VIE (visa pour la vie) « vit ta Vie, toi aussi », il nous faudra réaliser nos propres conflits pour devenir « Être » et réaliser ainsi notre propre vie en Lui, Notre Père.


Les événements et autres circonstances de notre existence nous parlent d’une seule et belle aventure, la vie, et ils nous poussent à explorer nos propres profondeurs, pour les évangéliser davantage et les convertir.


« Être », devenir soi-même parole prophétique, royale et sacerdotale, parole de foi, d’amour et d’espérance, pour faire de l’autre dans le Tout Autre, n’est-ce pas là l’enjeu du devenir?


« Devenir » pour ceux qui désespèrent, « car rien, aucune force d’en-haut, aucune force d’en-bas, rien ne pourra nous séparer de l’Amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ, Notre Seigneur » (Romains VIII, 39)... Marc, « en peu de choses tu as été fidèle, sur beaucoup je t’établirai; entre dans la joie de ton Seigneur » (Matthieu XXV, 21).


Sur le chemin, chaque « Parole », chaque événement est, était et sera toujours comme un encouragement. Un passage, une traversée, toujours un voyage!


Sur nos tas de ruines, nos fractures, la Parole est, était et sera toujours comme un appel à se laisser restaurer, coeur à coeur, au Coeur de Dieu, pour reconstruire notre propre histoire familiale.


Car, à la lumière de Dieu, les fruits de nos blessures sont comme des perles pour le Royaume. Trésors dans des vases d’argile, elles sont des colliers pour Marie et des fleurs pour la Trinité.


« A toi qui désespères », une parole de prophète se dit. Prophète, Marc l’est dans sa famille et dans le monde; il est l’un des « premiers de cordée » à faire un tel travail sur lui-même, ce qui ne va jamais sans répercussions sur l’ensemble, car ce qui est délié sur terre l’est aussi dans le Ciel (Matthieu XVI, 19).


Du lieu de rien au lieu de soi.


Éprouver-Prouver pour approuver, le stress, c’est l’expérience d’une limite. Ainsi, la vie, les événements, nous aident à éprouver (de l’épreuve à la preuve), tester, vérifier les limites de « l’Être en soi ».


Bienheureuse famille dont le premier enfant écrit les maux avec les propres mots de Dieu!


« Ne crains rien, Marc, que la Paix soit avec toi! »


Roland REUMOND




Salmchâteau, 05/06/2006: fleur.



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